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14. juin, 2015

Quelques réflexions sur le son musical

Apprendre, comprendre, enrichir les savoir-faire, faire-faire, faire-savoir

 

Le musicien gagne à aborder conjointement l’analyse historique du langage musical et l’approche scientifique de l’acoustique à travers la physique théorique et expérimentale avec l’utilisation des mathématiques.

 

Tout musicien sait qu’il vaut mieux apprendre à jouer d’un instrument étant jeune. Même avec des réflexes et une technique  acquis dans l’art de combiner les sons, il peut  manquer à l’instrumentiste la connaissance des bases de l’acoustique. La musique étant devenue d’autre part un langage « universel », s’appuie sur ses lois. Les instruments doivent satisfaire à la fois à des règles de la physique et de la composition musicale et par conséquent présenter une unité de structure.

 

Le but  est de donner les éléments nécessaires à la compréhension  des vibrations sonores et de leurs combinaisons possibles. Comment le son peut il être appréhendé ? Que peut-on faire avec le son ? Quelles sont les limites ? Autant de questions nécessitent un cadre descriptif de la nature des interactions qui atteignent notre sens de l’audition.

Dans ce cadre nous pouvons trouver :

-          Les outils mathématiques nécessaires à la modélisation des interactions mises en œuvre.

-          Les définitions du vocabulaire employé pour décrire les caractéristiques du son  ainsi que des unités de mesure associées (niveau, hauteur, timbre, enveloppe, …).

-          Les propriétés physiques du son et les phénomènes les plus courants (consonance, harmoniques et partiels, battement, résonance, …)

-          Les expérimentations simples pour mettre en évidence les effets des ondes sonores :

Comment comprendre les phénomènes autrement qu’en les mettant en évidence ?

En ayant  recours à des dessins, schémas, diagrammes et graphiques, il est possible de suggérer des expériences concrètes  réalisables à l’aide de matériel simple.

La vulgarisation consiste en une approche pédagogique et pratique avec une appropriation des fondements, en évitant la « mathophobie » et la « scientophobie ». L’imagination permet  d’assimiler les concepts et de rester inventif.

-          La mise en évidence pratique des effets de  résonance, de battement, d’accord, de  propagation, de réverbération, de  température,…

-          Les phénomènes de vibrations des cordes et de l’air dans les tuyaux (harmoniques, partiels).

-          L’acuité (+ ou -) auditive dépend de l’âge, de l’hérédité, de l’éducation. Les possibilités de l’oreille humaine comme récepteur acoustique : pouvoir de discrimination (hauteur, niveau, direction, …) et valeurs limites (bande passante, seuil de douleur, …).

Les sensations croissent comme les logarithmes des excitations.

La psycho acoustique : sonie (courbes isosoniques de Fletcher: phones pour x Hz et y dB), tonie (grave-aigu), hauteur tonale, chroma (position dans l’octave).

-          Les trois gammes principales qui ont façonné le système acoustique musical occidental : Pythagore, Aristoxène – Zarlino, chromatique parfaitement  tempérée, en relation avec la mélodie, l’harmonie et la transposition. Les commas: pythagoriciens (12Q/7O), syntonique (zarlinien ton majeur (9/8) / ton mineur (10/9)), enharmonique (1O/3TM).

-          les 7 notes de l’octave et les altérations

-          les intervalles entre deux notes (pureté et justesse d’un intervalle)

-          le problème de la hauteur du son et du choix de la gamme : consonance, dureté,

-          Le vocabulaire et les mesures utilisés en électroacoustique.

-          L’utilisation du son comme élément de mesure.

-          L’analogie entre les ondes sonores et les ondes lumineuses.

 

L’œuvre musicale puise en partie ses racines dans l’histoire et dans la science. A partir des notions développées autour des ondes acoustiques, le musicien peut avoir une vue plus élargie des possibilités d’expression que peut offrir le monde sonore.

 

Pour Pythagore, la structure de la musique permettrait, et suffirait à expliquer la structure de l’univers. L’ouïe est un des sens appartenant à l’un des systèmes nerveux du corps, le système nerveux sensoriel et celui-ci est comme une voie de passage qui relie le fini à l’infini. La diversité de manifestation de l’énergie sonore est sans limite.

 

 

L’analogie permet la transformation d’un discours d’un système à un autre.

En partant d’un isomorphisme entre les deux et de règles d’inférence (actions de mise en relation d'un ensemble de propositions)   du premier, il est possible de dégager une syntaxe commune.

Les mécanismes inductifs sont fondés sur la détection des similitudes entre des situations similaires.

Il en est ainsi entre le son et la couleur, le courant électrique, et de manière générale tout ce qui est cyclique.

 

 

 

Aux  EDITIONS MARC  REIFT

www.reift.ch

Auteur : Michel  Mourey

 

EMR  18393 Précis d’acoustique musicale

EMR 18458 Eléments de base pour comprendre le solfège

EMR 18495 Acoustique pratique

EMR 18514 Tableaux d’aide à l’apprentissage du solfège

EMR 18515 Timbre et harmonie

EMR 18516 Les harmoniques musicaux

EMR 18535 Liens entre hauteurs et intervalles musicaux des instruments

EMR 18555 Glossaire Solfège – Acoustique – Electroacoustique

EMR 18603 Traitement du signal sonore – Notions de base sur les synthétiseurs

EMR 22237 Perception des sons musicaux et des couleurs associées

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